DIY // Le Calendrier de l’Avent

Demain, nous sommes le premier Décembre !
Déjà Décembre !
Le temps passe tellement vite, nous voici déjà à l’approche des fêtes de fin d’année..

Ce qu’il y a de bien avec le mois de Décembre, c’est le calendrier de l’avent, pour nous faire patienter avant les cadeaux de Noël !

Cette année j’ai voulu le faire moi même plutôt que d’en acheter un.
J’ai suivi un vieux tuto, de la blogueuse HeyLook.
Elle fournie un PDF avec les patrons des petites boites à remplir !

calendrier de l'avent, Tata Cousette
Comme pour les recettes de cuisine, j’ai peu refait ma sauce. J’ai fait des formats de boites différents pour pouvoir les adapter à mes cadeaux.
C’est déjà compliqué de trouver 24 cadeaux sympa, si en plus on est limité par la taille ce n’est pas gérable.
Du coup, j’ai refait une dizaine de boites, et hop, le tour et joué nous voilà avec un calendrier de l’avant trop sympa !
J’ai hâte de voir les réactions chaque jour ! Et en plus, ça fait très joli sur le buffet toutes ces jolies boites.calendrier de l'avent, Tata Cousette

C’est très agréable de s’organiser pour faire plaisir. En plus en créant quelque chose de joli, c’est encore mieux !
Alors je me disais, pourquoi on ne pourrait pas faire un calendrier de l’été ?! C’est vrai ça, juste pour le plaisir de faire des cadeaux ! calendrier de l'avent, Tata Cousette
Bon Décembre à tous

Le mercredi c’est tuto : Recycler vos bougies

Un tuto! Ça faisait longtemps !
J’aime beaucoup avoir des bougies chez moi, j’aime leurs odeurs, leurs lumières. Maintenant que l’été laisse place à l’automne, je rallume mes bougies et je m’enroule dans mes plaids en buvant mon thé. J’ai l’impression d’être dans un cocon…

Mais voilà, les bougies ne se consument jamais entièrement ! Il en reste toujours un peu. Pour ne rien gâcher, je les recycle en fabriquant de nouvelles bougies ! Un tuto pratique et économique.

Il faut cependant être vigilant au cours de ce tuto, car nous utilisons la plaque, mais surtout de l’eau bouillante et de la cire chaude.

01 le matériel
●● De quoi avons-nous besoin ? ●●

Tout d’abord il faut vos vieilles bougies, peu importe les couleurs ou les matières, tout se mélange très bien.
Ensuite il vous faut des mèches neuves, j’ai acheté les miennes en ligne chez Latitude Nature. J’ai pris un peu au hasard parce qu’à l’époque je ne savais pas trop ce que j’allais en faire. Je vous conseille de prendre des mèches assez longues que vous découperez ensuite selon vos souhaits. Pour info, j’ai acheté les mèches de type P en taille C9 (c’est un peu du chinois leur manière de faire, mais on y arrive).
Vous aurez besoin de bocaux en verre, pour faire fondre votre cire, mais aussi servir de contenants à vos bougies.
Ensuite, une vieille casserole, des pics à brochettes, des aiguilles, un cutter et un vieux torchon.

●● Découpez vos bougies ●●

Voici l’étape la plus laborieuse ! C’est long, ça fait mal au mains, et selon vos bougies, ça pue à force d’avoir son nez dessus ! Je vous vends du rêve là

Mettez vous sur un vieux torchons pour éviter de salir votre plan de travail. La cire saute partout et colle rapidement.
A l’aide d’un cutter, taillez vos bougies en petits morceaux, petits copeaux, enfin en ce que vous pouvez qui soit petit. Dispersez les ensuite dans vos bocaux. Il faut que vos bocaux soient bien rempli à ras bord car la cire perd du volume en fondant.
Vous pouvez mélanger les couleurs, elles se dilueront ensemble pour en créer une nouvelle.

02 couper les bougies
●● Faites fondre la cire ●●

Maintenant que vos bocaux sont prêt, remplissez la casserole d’eau à moitié, et plongez y vos bocaux. Attention à ce que l’eau ne vienne pas dans le pot, même lorsque l’eau boue.
Au fur et à mesure, la cire va perdre en volume, rajoutez en un peu jusqu’à ce qu’elle soit fondue complétement et que le niveau vous convienne.

Remuez régulièrement la cire à l’aide des pic à brochette. Vous pourrez ainsi vérifier dans tous les copeaux ont bien fondu.
Un fois la cire complétement liquide, sortez le bocal de la casserole.
Attention à bien utiliser un gant ou une manique pour ne pas vous brûler, et à poser le bocal sur une surface ne craignant pas la chaleur.

03 chauffer au bain marie04 faites fondre les copeaux

●● Insérez la mèche ●●

Votre bocal est plein de cire brulante. Mesurez sa hauteur en positionnant la mèche à côté du bocal. Faites glisser une aiguille dans la mèche à la hauteur mesurée.
A l’aide des pics à brochettes, faites un support pour l’aiguille comme sur la photo ci dessous.
Votre mèche est donc plongée dans la cire et sa tête dépasse au dessus des pics à brochette. Essayez de la centrer le plus possible.
Ce n’est pas une méthode très conventionnelle, certains utilisent les supports de mèches, moi je trouve que cela ne sert à rien, la mèche n’est pas droite pour autant.

05 mettre la meche
●● Laissez refroidir ●●

Vos bougies sont maintenant terminées, il n’y a plus qu’à laisser refroidir. Pour ma part, je les laisse à l’air libre, je ne les déplace pas tant qu’elles sont encore liquides, oui parce que je suis une sacrée maladroite.

06 laisser secher
Une fois qu’elles sont solides, vous pouvez couper la mèche à hauteur du bocal et les laisser finir de sécher complétement. Je ne sais pas du tout le temps que ça prend, mais je les ai laissées tranquilles pendant 24h.

07 fini08 finalEt voilà le travail ! Nous avons passé 3h à faire 9 bougies, dont une bicolore ! La grande classe !

Le mercredi c’est tuto : Les aimants en pièces

Pour rester dans le thème de l’Islande et des voyages, un tuto bien pratique !
Que faire des pièces de monnaie qui vous restent de vos voyages ?!
Et bien, transformez-les en aimants ! Les pièces islandaises sont très jolies, avec des poissons, des crabes, des vikings ! Elles trônent maintenant sur mon frigo !

03 aimants finis

●● De quoi avons-nous besoin ? ●●

01 Le matériel DIY aimants

 

Il vous suffit de trouver des aimants, de la colle, et vos pièces.
Pour les aimants, d’expérience, je peux vous dire que ce n’est pas si facile ! J’ai fait les marchés, les fourres tout, le BHV, et rien ! Ils sont souvent petits, et décorés. J’en ai finalement trouvé chez Hema, j’ai enlevé les coques, tant bien que mal et voilà, des gros aimants.

●● Tout coller ●●

Ce tuto est hyper simple !
Une fois que nous avons tout le matériel, il suffit de mettre une point de colle sur le coté non aimanté de l’aimant, de mettre la pièce dessus, de bien appuyer.
Mettez ensuite un tas de gros livres bien lourd par dessus pour que la colle sèche bien entre l’aimant et la pièce.
Laissez sécher 24h, et voilà !
02 DIY aimants by tata cousette

 

 

 

●● Félicitations ●●

04 aimants finis

L’Islande // Partie 9 : Le Landmannalaugar

carte landmannalaugarNous entamons maintenant le périple vers le Landmannalaugar.. Au centre du pays cette région est unique, impressionnante, imposante, majestueuse, exceptionnelle ! Vous vous retrouvez en plein milieu d’une nature disproportionnée. Je n’avais rien vu de tel auparavant, les couleurs et les nuances sont tellement nombreuses que ce n’est pas descriptible.

Nous devions faire le trek LandmannalaugarÞórsmörk, 55km en plus ou moins 4 jours. La météo et nos impératifs de dates en ont décidés autrement. Nous voilà avec le bolide sur la F225. C’était un peu étrange, le ciel était dégagé par endroit, et nous avancions entre les montagnes et les volcans. Une seule « route », oui, en fait piste, parce qu’il s’agit là de graviers.
Les quatre, bouches bées face au paysage. Ça va sans dire que l’on s’est arrêté un bon nombre de fois ! Puis nous arrivons devant le premier guet.. Nous avions appelé notre loueur la veille (atak), pour être sûr que nous pouvions emprunter cette route. Il faut savoir que les véhicules de location ne sont pas autoriser à circuler sur les F-roads, sauf s’il s’agit de 4×4.
Je reprends, petit face à face avec la rivière.. on essaie de voir là où il y a le moins de profondeur, nous voilà partie sur la gauche, hop, ni une ni deux, nous voilà de l’autre côté ! On applaudit, on rit, on roule, on croise un troupeau de chevaux, on est content ! Puis on s’aperçoit que l’on n’est pas du tout du bon coté de la rivière.. que la seule route qu’il y avait est de l’autre côté, et que nous aurions dû passer à droite et non à gauche.
On aime tellement les guets, que nous voilà partis dans l’autre sens, cette fois ci, tout schuss. Nous revoilà au point de départ, on examine le côté droit cette fois. Pendant nos minutes de réflexions nous nous faisons dépasser par un 4×4 qui lui n’hésite pas du tout ! Il faut dire que ses roues font la taille de notre bolide, ça aide ! Au moins, il nous a montré le chemin, nous suivons ses traces et parvenons de l’autre côté, du bon côté !

Landmannalaugar, Islande ©
Le ciel commence à se charger et l’atmosphère devient surréaliste. Nous croissons des randonneurs, des motos et quelques voitures. Nous approchons.
Nous voilà arrivés au Landmannalaugar… Nous garons le bolide sur le parking juste avant deux gros guets, aventuriers mais pas téméraires quand même !
Hop, sacs, tente, nourriture, réchauds, nous allons nous installer !
C’était, une fois de plus, sans compter sur la météo. Lorsque nous nous sommes rendus à l’accueil du refuge, on nous a déconseillé de planter la tente car un avis de tempête était lancé pour le soir même. Si nous voulions passer la nuit ici, nous devons payer 6500 ISK par personne et dormir au refuge.. Soit 40€ pour un matelas en plastique, posé sur une planche de bois au milieu de 40 personnes… Imaginez un lit de 20 personnes, bin voilà c’était ça ! Concertation, réflexion, nous décidons de prendre les lits, il pleut déjà et si les islandais prévoient une tempête, faut pas trop plaisanter à mon avis.
Nous allons donc installer nos duvets, et nous partons pour une randonnée au milieu des montagnes flamboyantes.

Landmannalaugar, Islande ©Landmannalaugar, Islande ©Je crois que les photos parlent d’elles-même. Les paysages étaient tout simplement fou !
Des couleurs insensées se mélangent les unes aux autres. Vous passez dans un champs de lave, puis vous circulez entre les fumerolles, vous grimpez une montagne qui ressemble à un tas de graviers, et vous arrivez au sommet… Vous êtes littéralement dans un nuage, et la vue se dégage peu à peu. Le vent vous balaye tout ce qu’il peut, mais vous avez quand même un sourire énorme collé au visage et des larmes aux coins des yeux. La beauté du paysage vous transporte…

Landmannalaugar, Islande ©Landmannalaugar, Islande ©Nous avons rejoint le refuge en fin d’après midi. Landmannalaugar veut dire littéralement « Les bains chauds des gens du pays », il porte bien son nom car après une journée de rando, quoi de plus agréable que d’aller se baigner dans une source d’eau chaude !
Nous passons un bon moment à se prélasser dans les bains, quelques jeux, une soupe chinoise et au lit !
Pour décrire le refuge, je ne peux que citer Madame oreille, qui elle et son Monsieur Oreille ont fait une partie du trek : « Le lieu est un capharnaüm perpétuel : jusqu’à minuit, les gens parlent, cuisinent et font du bruit. Entre minuit et 7h, les gens dorment, ronflent, pètent, et font du bruit. Après 7h, les gens se lèvent, préparent leurs sacs et font du bruit. »
Je rajouterai quand même pour la partie entre minuit et 7h que nous avions, en prime, un groupe qui venait de finir le trek, et qui bien que fatigué, été très motivé à célébrer ça ! S’ajoute à ça la tempête prévue et bien présente qui ne nous a pas aidé à dormir !
Je ne peux pas me plaindre, j’avais mes boules quies et mon masque pour les yeux donc ca n’a pas était si désastreux ! Mes potes ont par contre partagé leur paire de boule quies et se trouvaient juste à côté du plus gros ronfleur du dortoir.. Raté !

Il pleuvait violemment quand nous sommes repartis, certains regardaient les horaires des prochains bus.. Il n’y en avait pas avant 15h, et il n’était même pas 10h. Nous devions faire une autre rando, mais nous avons décidé de partir illico, il avait plu toute la nuit, nous ne savions pas dans quelle état était la route.
Le trajet vers la voiture était abominable ! Malgré le poncho (très élégant), la pluie entrait partout, mes lunettes étaient couverte de buée, je ne voyais qu’à peine où je marchais. Le vent était tellement violent parfois que j’ai manqué de tomber plusieurs fois, j’ai dû m’accroupir pour laisser passer les bourrasques ! Pendant ce temps là les secours escortaient les voitures qui, la veille, avaient passé les deux gros guets et qui se retrouvaient coincées.
La piste avait changé, plus on s’éloignait du Landmannalaugar plus le temps se calmait. Nous étions seuls au monde pendant quelques kilomètres. Nous appréhendions l’état de la rivière.. La route était inondée par endroit, de petits cailloux blancs la recouvraient parfois, ils n’étaient pas là hier eux, nous avons compris après..
Nous avons réussi à passer le guet comme des pros, le courant était assez fort, mais c’était plus impressionnant qu’autre chose.
Landmannalaugar, Islande ©Arrivés au croisement de la F225 et de la 26, j’ai voulu m’arrêter pour prendre une photo du panneau. Nous voilà donc tous les quatres dehors a prendre des photos, lorsque nous nous sommes retrouvés au coeur de la tempète.. Le vent s’est levé d’un coup, et nous a envoyé tous les petits graviers blancs dans la figure ! C’était difficile de se déplacer, et quasiment impossible d’ouvrir les yeux. C’était fou ! Ça n’a pas duré longtemps.. Mais l’une des fenêtres du bolide était resté ouverte… Mauvaise idée.. Si nous avions renversé un sac de litière dans la voiture, le résultat aurait été le même ! Landmannalaugar, Islande ©Landmannalaugar, Islande ©C’est une étape incontournable si vous allez en Islande ! C’est vraiment magnifique ! J’espère pouvoir y retourner un jour pour faire le trek et voir l’étendu des paysages entre le Landmannalaugar et Þórsmörk! Landmannalaugar, Islande ©Voilà pour les plus grandes étapes de notre voyage.. Ça a été trois très belles semaines à sillonner l’Islande.

L’Islande // Partie 8 : Vik et ses environs

carte vik

Après notre nuit au chaud dans l’auberge, direction le joli village de Vik, et le promontoire de Dyrhólaey. Peu de temps avant d’arriver à Vik, nous avons eu le droit à une belle averse.. du coup pas de promenade dans le village, pas de petite marche pour aller voir l’église, on a fait fissa vers Dyrhólaey. Bon bin c’était la tempête aussi, pas surprenant. Nous nous sommes bien équipés dans la voiture pour affronter le vent et la pluie.. Appareil photo bien en main, nous voilà parti !!
Il fallait se concentrer pour que nos pieds restent à terre tellement il y avait de vent. Pour ma part j’ai des lunettes, alors lunette, pluie et froid, ça fait un espèce de mélange de gouttes et de buée, c’est charmant !
La vue était magnifique et mystérieuse, la mer était très agitée, parfois, le vent était tellement fort, que la houle allait dans le sens inverse des vagues.

Nous avons passé un très bon moment avec ce temps épouvantable, à courir et crier en étant mort de rire !
Vik, Islande © Vik, Islande ©

Dès que nous nous sommes éloigné de Vik, la pluie a cessé, il ne faisait pas un grand ciel bleu, mais la tempête était finie. Il faut savoir que la première chose inscrite dans le guide à propos de Vik c’est « Si vous voyez Vik sous le soleil, estimez vous heureux », je pense que le décor est planté !

Nous avons été voir la cascade de Skógafoss, une de plus ! Oui après deux semaines de road trip en Islande, j’étais un peu imperméable aux cascades. Plus tard dans la journée nous nous sommes rendu à la cascade Seljalandsfoss, qui elle, est non seulement une cascade de plus, mais c’est une cascade que l’on peut voir de dos.. Je m’explique : Il y a un petit chemin qui passe derrière la cascade, on peut en faire le tour, c’est fou de se retrouver derrière ! C’est génial !

Nous avons aussi tenté, et je dis bien tenté, d’aller voir la carcasse de l’avion de l’US Navy qui se trouve sur le sable noir, à quelques kilomètres après Vik.
Nous avions pourtant les données GPS, lu pleins de blogs différents, on s’était renseigné, et bien ce n’était pas suffisant !
Une fois de plus, une atmosphère de fin du monde régnait, les nuages chargés gagnaient de la place sur le ciel bleu, le vent se levait un peu..
Nous nous sommes garé au bord de la route, avons enjambé un grillage, longé un champs, puis traversé une espèce de plaine remplie de petits arbustes pleins de lianes et de trucs végétaux infranchissables! Les mecs galopaient comme des cabris là dedans pendant que nous galérions en ronchonnant qu’il avait intérêt à être beau ce ****** d’avion !
Bon, ensuite ça c’est encore gâté, après le champs et la plaine d’arbustes, nous voilà face à une plage sans fin.. et sans avion !
Alors on a continué à marcher, chacun à notre rythme, un peu chacun dans notre coin. Puis on s’est regroupé, et moi j’ai fait demi tour ! Ça faisait 2h que l’on marchait sans savoir si on était dans le bon sens, les mecs envisageaient de faire marche arrière pour aller dans l’autre sens, j’ai abandonné ! La seule idée de retrouver la voiture, me fatiguait !
J’ai pris les clés de la voiture, et hop, demi tour ! Toujours tout droit jusqu’à la plaine horrible. Finalement tout le monde est rentré, nous avons réussi à trouver un vrai chemin pour traverser la plaine.
Et là, moment fantastique, le saute mouton !!!! Parce que dans ces arbustes bizarres vivent des moutons ! On ne les voit pas, on les entend seulement. Je pense que c’est pareil pour eux, sauf que eux, ils flippent de nous entendre sans savoir où on est !! Alors ils se mettent à bêler, et à courir ! Sauf que courir dans ces arbres est impossibles, du coup ils sautent…. Mythique !!! Juste pour ce spectacle ça valait le coup de errer deux heures !

Vik, Islande ©Vik, Islande ©Vik, Islande ©

 

A suivre : Partie 9 : Le Landmannalaugar

L’Islande // Partie 7 : Le Sud

carte sud, Islande ©

Nous continuons notre tour de l’île. Les fjords de l’est sont très beaux, moins solitaires et isolés que leurs copains du Nord Ouest, mais une grande paix s’en dégage.
Lorsque nous sommes passés à Akueyri, pour une petite matinée de shopping cartes postales et souvenirs, j’ai acheté une photo de l’ancien hôpital français qui était à l’époque à Fáskrúðsfjörður. Nous avons fait un jeu de piste pour le retrouver à partir de la carte postale. C’était assez sympa de devoir retrouver l’endroit exact d’où avait été prise la photo ! On a réussi à le retrouver, mais il a entre temps était démoli, il n’y avait plus que les fondations ! Mais on a réussi !!

On a ensuite repris la route direction Statafell. La nuit commençait à tomber, et le ciel est passé du bleu éclatant à un gris de fin du monde. A 18h, les nuages avaient gagné du terrain et il faisait quasiment nuit tellement les nuages étaient denses ! C’était un peu inquiétant et fou de se retrouver avec un tel ciel aussi rapidement.

bateau échoué, Islande ©Skaftafelle, Islande ©skaftafelle, Islande ©plage de sable noir, Islande ©

Nous avons passé la nuit au camping de Statafell, le plus désertique des vacances. Il n’y avait qu’une tente. L’accueil était fermé et un panneau nous indiquait les tarifs à laisser dans la boite. Les sanitaires étaient plus que spartiates, situés dans un préfabriqué au milieu du terrain de camping. Des moutons nous ont tournés autour pendant la nuit, ce n’était pas rassurant ! Je suis une flipette, alors les bruits de pas qui me réveillent en pleine nuit, je suis pas fan.. Heureusement, c’était juste des moutons.

Réveil matinal pour aller randonner le long de la rivière Jokulsa et rejoindre un très beau canyon surplombant un petit lac. Cette rando était très belle, variée et la vue était très impressionnante.
Skaftafell, Islande ©

Le soir, nous dormons dans une auberge à Höfn. Nous arrivons en milieu d’après midi, le temps de faire deux trois courses, de passer au très bel office du tourisme et nous nous installons à l’auberge. Nous avons eu le temps de nous poser, d’écrire nos cartes postales, de prendre une douche chaude, dans une salle de bain chaude avec vraies serviettes et tapis de bain! Vous ne savez pas le plaisir que c’est de sortir d’une douche chaude et d’avoir ses petits petons sur un tapis de bain doux, sec et moelleux après une semaine de camping et de douches souvent approximatives et désagréables.
Parce que disons le, le camping c’est génial, mais les douches sont horribles !
Les serpillières servant de tapis de bain dégorgent des eaux des dix douches précédentes, de nombreux cheveux fleurissent les rideaux, les courants d’air vous refroidissent plus que la douche ne vous réchauffe. Et l’étape du séchage… parlons en! Les petites serviettes décathlon en micro fibre qui sont supers pratiques parce qu’elles ne prennent pas de place… Ah bin oui, manquerez plus qu’elles prennent de la place en plus ! Ça sent le chien mouillé, ça colle, ça n’essuie rien, ça sèche à peine, c’est trop petit pour vous entourer… Une horreur ! Ça fait du bien d’en parler !
Vous comprenez maintenant un peu mieux le bonheur ressentit en sortant de ma douche avec ce super tapis de bain ! J’avais même poussé le bouchon en mettant la vraie serviette moelleuse, sèche et propre sur le radiateur ! Bonheur x1000 !
Enfin tout ça  pour dire que ce jour là, à Höfn, nous avons pu prendre un peu de temps pour ne rien faire, et pendant notre périple, c’était du luxe !

Vatnajökull, Islande ©Avant le coucher du soleil, nous avons été faire un aller retour à Jökulsárlón… L’un de mes lieux les plus attendus du séjour.
Sur la route, je crois que j’avais le trac tellement j’attendais ce moment. J’espérais que le ciel soit beau, que les icebergs soient nombreux.
Je ne sais pas s’il y a des mots pour décrire cet endroit et la sensation que j’ai eu en arrivant… Deux ou trois rayons de soleil épais transperçaient les nuages, c’était splendide, épatant, époustouflant, merveilleux, improbable, irréel…!
En y étant en fin de journée nous avons pu éviter la foule, le calme accentuait la sensation de plénitude.
Comment vous décrire l’odeur qu’il y a là-bas, ça sent la glace, ça sent le froid, je n’avais jamais senti ça. C’est une odeur très agréable, je crois qu’elle me chatouille encore le nez quand je vois les photos.
Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©

Quand on aime, on ne compte, nous y sommes retournés le lendemain dans la matinée. C’était très beau aussi, mais la lumière était moins belle que la veille. Je n’ai quand même pas pu m’empêcher de faire des centaines de photos. C’était tellement beau !
Nous avons aussi était sur la plage où les iceberg viennent s’échouer après s’être détachés du glacier.
Le contraste de couleurs entre l’eau bleu, le sable noir et les icebergs blancs était fou…
J’étais tellement obnubilée par les icebergs que je me suis faite surprendre par une vague, j’avais évidemment des petites chaussures, et bien j’aime mieux vous dire que ça fait bizarre ! C’est saisissant, mais j’étais tellement heureuse d’être là que ça n’a que peu écourté ma balade. La plage était magnifique, la mer énervée juste ce qu’il faut…

C’est tellement incroyable de voir des icebergs en vrai. Je pense sincèrement que j’étais hystérique en voyant cette beauté. Je poussais des petits cris aigus, j’avais un sourire énorme scotché en permanence sur le visage, j’étais une enfant à Noël…Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©A suivre : Partie 8 : Vik et ses environs

 

L’Islande // Partie 6 : Les fjords de l’Est

carte fjord est

La première journée de pluie du voyage a un peu changé notre planning ! Nous étions censés faire une rando à Dimmuborgir, mais la pluie en a décidée autrement, nous avons pris la route directement pour rejoindre le lac Lagarfjlot, la route était sublime (je vous avais prévenu que je me répéterai), chaque changement de temps crée une atmosphère différente sur les lieux.. Il faudrait rester une semaine à chaque endroit pour le voir avec différentes lumières et différents temps.. Pour bien ressentir les lieux.
Cette partie de la route 1 est vraiment désertique, pas une maison, même abandonnée, très peu de voitures, et je ne crois pas que nous ayons croisé un seul mouton.
C’est une étendue de terre noir, sans aucune végétation, avec des silhouettes de montagnes et de volcans au loin… Le mauvais temps accentuait le mystère de cette route, c’était magnifique.
A cause du Bardabunga et des mesures de sécurité, nous n’avons pas pu emprunter la F88 pour rejoindre Askja… C’est une de mes déceptions du séjour, j’avais hâte de voir ce volcan et son petit cratère rempli d’une eau soufrée, Un autre ajout à la prochaine liste de voyage.

route 1 sous la pluie, Islande ©
Au fur et à mesure que l’on rejoignait l’est, la végétation et les maisons réapparaissaient. Nous sommes arrivés à Eggilstadir sous une petite pluie pas très agréable et pas très motivante pour notre nuit à venir en tente.. Nous avons donc changé de programme, direction un petit camping à la sortie de la ville qui avait encore 2 cottages de libre. Les mêmes petit abris de jardin qu’ Myvatn, mais cette fois ci à 40€ la nuit et avec une petite kitchenette et une table à l’intérieur. Bon, on a réussi à faire péter les plombs à minuit et demi en essayant de faire chauffer notre eau pour nos pâtes chinoises, l’échec.. Et puis évidemment il repleuvait, donc je vous laisse imaginer la scène, deux idiots avec une lampe torche, le kway par dessus le pyjama, accompagné des claquettes, à essayer de trouver le compteur électrique ! On a trifouillé des boutons sans trop d’espoir et sans aucune connaissance. Mais on a réussi ! L’électricité est revenue, on ne sait pas comment et nous avons pu manger nos pâtes, et dormir avec le radiateur !

Avant toutes ses aventures, nous avons profité d’une accalmie pour longer le lac et aller manger vers Hengifoss, puis nous avons pris la splendide route 910, direction Laugarfell. Petite balade au couché du soleil, suivi par un bain chaud au milieu de nul part, c’était absolument parfait !

Laugarfell, Islande ©

Le lendemain, nous nous sommes rendu dans le nord, dans la région de Storurd pour une rando à la journée. Au programme, 17km de marche, sous un ciel nuageux mais clair. C’était magnifique, les premiers kilomètres étaient épuisant, ce n’était que de la montée, et à chaque col, on avait l’impression d’arriver, et bien non, il fallait encore monter !
Et puis arrive le dernier col, et là, une vue panoramique sur une chaîne de montagnes… L’une noire et épineuse avec de la neige éparpillée, l’autre irrégulière et vallonnée, d’un vert profond. Le soleil faisait briller les ruisseaux en contre bas…  La récompense de l’effort !
Nous avons ensuite traversé des glaciers, des rochers, des champs d’herbes, des rivières. Les deux dernières heures ont été très longues, le paysage était plus monotone et la fatigue gagnait du terrain, à chaque virage je pensais apercevoir notre bolide.. mais c’était un mouton, un rocher, une flaque… !
Quelle satisfaction après ces 6 heures de marche, plusieurs émotions se mélangent, nous sommes crevés, mais heureux !

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Nous avons passé la nuit à Brekka, Mjóifjörður. Camping spartiate, au bord de l’unique route du fjord. Deuxième et dernière mauvaise expérience d’hébergement.
En Islande, la plupart des campings ont une salle commune, une cuisine, et des sanitaires. Lorsqu’on arrive dans la soirée, les réceptions sont souvent closes et le campeur vit sa vie, paye au petit matin, ou bien mets son règlement dans la boite prévue pour.

Ce soir là, après nos 17km de marche, nous voulions de la viande, et une douche chaude. Dans la salle commune, un groupe d’italiens bavardent et mangent, je leur demande si je peux utiliser la cuisine, je suis accueillie à bras ouvert, ils me proposent même des pâtes !
Entre temps, on a réussi à croiser la proprio qui nous dit que la salle commune et la cuisine sont privatisées, donc que nous ne pouvons pas l’utiliser. Bon, petit moment gênant, le poulet et le riz sont déjà entrain de cuire il y a du vent dehors, on va pas aller bien loin avec notre réchaud (ah oui ! On a trouvé un réchaud à Eggilstadir dans un magasin de sport!). Les italiens nous ayant autorisé à être là, nous décidons donc de finir de cuisiner, et d’aller manger dehors.
C’était sans compter sur leur gentillesse, ni une ni deux, ils débarrassent la table et nous font de la place pour que nous n’ayons pas à manger dans le froid ! Génial, repas chaud au chaud ! Bon, ensuite ça se gâte, douche froide, chien aboyant devant la tente, et tracteur avec la radio a fond. Nuit très bizarre mais la fatigue nous a fait bien dormir ! Au petit dej, nous nous faisons allumer par la proprio qui nous demande de payer un supplément pour l’utilisation de l’électricité dans le cuisine, à hauteur de 5€ par personne ! Parce que les gentils italiens n’ont pas nettoyé les traces de sauces tomates sur la plaque et ont dit que c’était nous… On est ravis ! Du coup on nettoie et on explique à la dame que nous ne paierons pas le supplément, que les italiens nous avaient autorisés … Réveil un peu chaotique, du coup, nous avons replié les tentes et rangé les affaires vite fait pour ne pas déranger plus !

Direction le bout du fjord et son ancien phare et sa jolie vue.ancien phare Mjoifjordur, Islande © Mjoifjordur, Islande © Mjoifjordur, Islande © img881Mjoifjordur, Islande ©

A suivre : Partie 7 : Le Sud