L’Islande // Partie 8 : Vik et ses environs

carte vik

Après notre nuit au chaud dans l’auberge, direction le joli village de Vik, et le promontoire de Dyrhólaey. Peu de temps avant d’arriver à Vik, nous avons eu le droit à une belle averse.. du coup pas de promenade dans le village, pas de petite marche pour aller voir l’église, on a fait fissa vers Dyrhólaey. Bon bin c’était la tempête aussi, pas surprenant. Nous nous sommes bien équipés dans la voiture pour affronter le vent et la pluie.. Appareil photo bien en main, nous voilà parti !!
Il fallait se concentrer pour que nos pieds restent à terre tellement il y avait de vent. Pour ma part j’ai des lunettes, alors lunette, pluie et froid, ça fait un espèce de mélange de gouttes et de buée, c’est charmant !
La vue était magnifique et mystérieuse, la mer était très agitée, parfois, le vent était tellement fort, que la houle allait dans le sens inverse des vagues.

Nous avons passé un très bon moment avec ce temps épouvantable, à courir et crier en étant mort de rire !
Vik, Islande © Vik, Islande ©

Dès que nous nous sommes éloigné de Vik, la pluie a cessé, il ne faisait pas un grand ciel bleu, mais la tempête était finie. Il faut savoir que la première chose inscrite dans le guide à propos de Vik c’est « Si vous voyez Vik sous le soleil, estimez vous heureux », je pense que le décor est planté !

Nous avons été voir la cascade de Skógafoss, une de plus ! Oui après deux semaines de road trip en Islande, j’étais un peu imperméable aux cascades. Plus tard dans la journée nous nous sommes rendu à la cascade Seljalandsfoss, qui elle, est non seulement une cascade de plus, mais c’est une cascade que l’on peut voir de dos.. Je m’explique : Il y a un petit chemin qui passe derrière la cascade, on peut en faire le tour, c’est fou de se retrouver derrière ! C’est génial !

Nous avons aussi tenté, et je dis bien tenté, d’aller voir la carcasse de l’avion de l’US Navy qui se trouve sur le sable noir, à quelques kilomètres après Vik.
Nous avions pourtant les données GPS, lu pleins de blogs différents, on s’était renseigné, et bien ce n’était pas suffisant !
Une fois de plus, une atmosphère de fin du monde régnait, les nuages chargés gagnaient de la place sur le ciel bleu, le vent se levait un peu..
Nous nous sommes garé au bord de la route, avons enjambé un grillage, longé un champs, puis traversé une espèce de plaine remplie de petits arbustes pleins de lianes et de trucs végétaux infranchissables! Les mecs galopaient comme des cabris là dedans pendant que nous galérions en ronchonnant qu’il avait intérêt à être beau ce ****** d’avion !
Bon, ensuite ça c’est encore gâté, après le champs et la plaine d’arbustes, nous voilà face à une plage sans fin.. et sans avion !
Alors on a continué à marcher, chacun à notre rythme, un peu chacun dans notre coin. Puis on s’est regroupé, et moi j’ai fait demi tour ! Ça faisait 2h que l’on marchait sans savoir si on était dans le bon sens, les mecs envisageaient de faire marche arrière pour aller dans l’autre sens, j’ai abandonné ! La seule idée de retrouver la voiture, me fatiguait !
J’ai pris les clés de la voiture, et hop, demi tour ! Toujours tout droit jusqu’à la plaine horrible. Finalement tout le monde est rentré, nous avons réussi à trouver un vrai chemin pour traverser la plaine.
Et là, moment fantastique, le saute mouton !!!! Parce que dans ces arbustes bizarres vivent des moutons ! On ne les voit pas, on les entend seulement. Je pense que c’est pareil pour eux, sauf que eux, ils flippent de nous entendre sans savoir où on est !! Alors ils se mettent à bêler, et à courir ! Sauf que courir dans ces arbres est impossibles, du coup ils sautent…. Mythique !!! Juste pour ce spectacle ça valait le coup de errer deux heures !

Vik, Islande ©Vik, Islande ©Vik, Islande ©

 

A suivre : Partie 9 : Le Landmannalaugar

L’Islande // Partie 7 : Le Sud

carte sud, Islande ©

Nous continuons notre tour de l’île. Les fjords de l’est sont très beaux, moins solitaires et isolés que leurs copains du Nord Ouest, mais une grande paix s’en dégage.
Lorsque nous sommes passés à Akueyri, pour une petite matinée de shopping cartes postales et souvenirs, j’ai acheté une photo de l’ancien hôpital français qui était à l’époque à Fáskrúðsfjörður. Nous avons fait un jeu de piste pour le retrouver à partir de la carte postale. C’était assez sympa de devoir retrouver l’endroit exact d’où avait été prise la photo ! On a réussi à le retrouver, mais il a entre temps était démoli, il n’y avait plus que les fondations ! Mais on a réussi !!

On a ensuite repris la route direction Statafell. La nuit commençait à tomber, et le ciel est passé du bleu éclatant à un gris de fin du monde. A 18h, les nuages avaient gagné du terrain et il faisait quasiment nuit tellement les nuages étaient denses ! C’était un peu inquiétant et fou de se retrouver avec un tel ciel aussi rapidement.

bateau échoué, Islande ©Skaftafelle, Islande ©skaftafelle, Islande ©plage de sable noir, Islande ©

Nous avons passé la nuit au camping de Statafell, le plus désertique des vacances. Il n’y avait qu’une tente. L’accueil était fermé et un panneau nous indiquait les tarifs à laisser dans la boite. Les sanitaires étaient plus que spartiates, situés dans un préfabriqué au milieu du terrain de camping. Des moutons nous ont tournés autour pendant la nuit, ce n’était pas rassurant ! Je suis une flipette, alors les bruits de pas qui me réveillent en pleine nuit, je suis pas fan.. Heureusement, c’était juste des moutons.

Réveil matinal pour aller randonner le long de la rivière Jokulsa et rejoindre un très beau canyon surplombant un petit lac. Cette rando était très belle, variée et la vue était très impressionnante.
Skaftafell, Islande ©

Le soir, nous dormons dans une auberge à Höfn. Nous arrivons en milieu d’après midi, le temps de faire deux trois courses, de passer au très bel office du tourisme et nous nous installons à l’auberge. Nous avons eu le temps de nous poser, d’écrire nos cartes postales, de prendre une douche chaude, dans une salle de bain chaude avec vraies serviettes et tapis de bain! Vous ne savez pas le plaisir que c’est de sortir d’une douche chaude et d’avoir ses petits petons sur un tapis de bain doux, sec et moelleux après une semaine de camping et de douches souvent approximatives et désagréables.
Parce que disons le, le camping c’est génial, mais les douches sont horribles !
Les serpillières servant de tapis de bain dégorgent des eaux des dix douches précédentes, de nombreux cheveux fleurissent les rideaux, les courants d’air vous refroidissent plus que la douche ne vous réchauffe. Et l’étape du séchage… parlons en! Les petites serviettes décathlon en micro fibre qui sont supers pratiques parce qu’elles ne prennent pas de place… Ah bin oui, manquerez plus qu’elles prennent de la place en plus ! Ça sent le chien mouillé, ça colle, ça n’essuie rien, ça sèche à peine, c’est trop petit pour vous entourer… Une horreur ! Ça fait du bien d’en parler !
Vous comprenez maintenant un peu mieux le bonheur ressentit en sortant de ma douche avec ce super tapis de bain ! J’avais même poussé le bouchon en mettant la vraie serviette moelleuse, sèche et propre sur le radiateur ! Bonheur x1000 !
Enfin tout ça  pour dire que ce jour là, à Höfn, nous avons pu prendre un peu de temps pour ne rien faire, et pendant notre périple, c’était du luxe !

Vatnajökull, Islande ©Avant le coucher du soleil, nous avons été faire un aller retour à Jökulsárlón… L’un de mes lieux les plus attendus du séjour.
Sur la route, je crois que j’avais le trac tellement j’attendais ce moment. J’espérais que le ciel soit beau, que les icebergs soient nombreux.
Je ne sais pas s’il y a des mots pour décrire cet endroit et la sensation que j’ai eu en arrivant… Deux ou trois rayons de soleil épais transperçaient les nuages, c’était splendide, épatant, époustouflant, merveilleux, improbable, irréel…!
En y étant en fin de journée nous avons pu éviter la foule, le calme accentuait la sensation de plénitude.
Comment vous décrire l’odeur qu’il y a là-bas, ça sent la glace, ça sent le froid, je n’avais jamais senti ça. C’est une odeur très agréable, je crois qu’elle me chatouille encore le nez quand je vois les photos.
Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©

Quand on aime, on ne compte, nous y sommes retournés le lendemain dans la matinée. C’était très beau aussi, mais la lumière était moins belle que la veille. Je n’ai quand même pas pu m’empêcher de faire des centaines de photos. C’était tellement beau !
Nous avons aussi était sur la plage où les iceberg viennent s’échouer après s’être détachés du glacier.
Le contraste de couleurs entre l’eau bleu, le sable noir et les icebergs blancs était fou…
J’étais tellement obnubilée par les icebergs que je me suis faite surprendre par une vague, j’avais évidemment des petites chaussures, et bien j’aime mieux vous dire que ça fait bizarre ! C’est saisissant, mais j’étais tellement heureuse d’être là que ça n’a que peu écourté ma balade. La plage était magnifique, la mer énervée juste ce qu’il faut…

C’est tellement incroyable de voir des icebergs en vrai. Je pense sincèrement que j’étais hystérique en voyant cette beauté. Je poussais des petits cris aigus, j’avais un sourire énorme scotché en permanence sur le visage, j’étais une enfant à Noël…Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©Jökulsárlón, Islande ©A suivre : Partie 8 : Vik et ses environs

 

L’Islande // Partie 6 : Les fjords de l’Est

carte fjord est

La première journée de pluie du voyage a un peu changé notre planning ! Nous étions censés faire une rando à Dimmuborgir, mais la pluie en a décidée autrement, nous avons pris la route directement pour rejoindre le lac Lagarfjlot, la route était sublime (je vous avais prévenu que je me répéterai), chaque changement de temps crée une atmosphère différente sur les lieux.. Il faudrait rester une semaine à chaque endroit pour le voir avec différentes lumières et différents temps.. Pour bien ressentir les lieux.
Cette partie de la route 1 est vraiment désertique, pas une maison, même abandonnée, très peu de voitures, et je ne crois pas que nous ayons croisé un seul mouton.
C’est une étendue de terre noir, sans aucune végétation, avec des silhouettes de montagnes et de volcans au loin… Le mauvais temps accentuait le mystère de cette route, c’était magnifique.
A cause du Bardabunga et des mesures de sécurité, nous n’avons pas pu emprunter la F88 pour rejoindre Askja… C’est une de mes déceptions du séjour, j’avais hâte de voir ce volcan et son petit cratère rempli d’une eau soufrée, Un autre ajout à la prochaine liste de voyage.

route 1 sous la pluie, Islande ©
Au fur et à mesure que l’on rejoignait l’est, la végétation et les maisons réapparaissaient. Nous sommes arrivés à Eggilstadir sous une petite pluie pas très agréable et pas très motivante pour notre nuit à venir en tente.. Nous avons donc changé de programme, direction un petit camping à la sortie de la ville qui avait encore 2 cottages de libre. Les mêmes petit abris de jardin qu’ Myvatn, mais cette fois ci à 40€ la nuit et avec une petite kitchenette et une table à l’intérieur. Bon, on a réussi à faire péter les plombs à minuit et demi en essayant de faire chauffer notre eau pour nos pâtes chinoises, l’échec.. Et puis évidemment il repleuvait, donc je vous laisse imaginer la scène, deux idiots avec une lampe torche, le kway par dessus le pyjama, accompagné des claquettes, à essayer de trouver le compteur électrique ! On a trifouillé des boutons sans trop d’espoir et sans aucune connaissance. Mais on a réussi ! L’électricité est revenue, on ne sait pas comment et nous avons pu manger nos pâtes, et dormir avec le radiateur !

Avant toutes ses aventures, nous avons profité d’une accalmie pour longer le lac et aller manger vers Hengifoss, puis nous avons pris la splendide route 910, direction Laugarfell. Petite balade au couché du soleil, suivi par un bain chaud au milieu de nul part, c’était absolument parfait !

Laugarfell, Islande ©

Le lendemain, nous nous sommes rendu dans le nord, dans la région de Storurd pour une rando à la journée. Au programme, 17km de marche, sous un ciel nuageux mais clair. C’était magnifique, les premiers kilomètres étaient épuisant, ce n’était que de la montée, et à chaque col, on avait l’impression d’arriver, et bien non, il fallait encore monter !
Et puis arrive le dernier col, et là, une vue panoramique sur une chaîne de montagnes… L’une noire et épineuse avec de la neige éparpillée, l’autre irrégulière et vallonnée, d’un vert profond. Le soleil faisait briller les ruisseaux en contre bas…  La récompense de l’effort !
Nous avons ensuite traversé des glaciers, des rochers, des champs d’herbes, des rivières. Les deux dernières heures ont été très longues, le paysage était plus monotone et la fatigue gagnait du terrain, à chaque virage je pensais apercevoir notre bolide.. mais c’était un mouton, un rocher, une flaque… !
Quelle satisfaction après ces 6 heures de marche, plusieurs émotions se mélangent, nous sommes crevés, mais heureux !

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Nous avons passé la nuit à Brekka, Mjóifjörður. Camping spartiate, au bord de l’unique route du fjord. Deuxième et dernière mauvaise expérience d’hébergement.
En Islande, la plupart des campings ont une salle commune, une cuisine, et des sanitaires. Lorsqu’on arrive dans la soirée, les réceptions sont souvent closes et le campeur vit sa vie, paye au petit matin, ou bien mets son règlement dans la boite prévue pour.

Ce soir là, après nos 17km de marche, nous voulions de la viande, et une douche chaude. Dans la salle commune, un groupe d’italiens bavardent et mangent, je leur demande si je peux utiliser la cuisine, je suis accueillie à bras ouvert, ils me proposent même des pâtes !
Entre temps, on a réussi à croiser la proprio qui nous dit que la salle commune et la cuisine sont privatisées, donc que nous ne pouvons pas l’utiliser. Bon, petit moment gênant, le poulet et le riz sont déjà entrain de cuire il y a du vent dehors, on va pas aller bien loin avec notre réchaud (ah oui ! On a trouvé un réchaud à Eggilstadir dans un magasin de sport!). Les italiens nous ayant autorisé à être là, nous décidons donc de finir de cuisiner, et d’aller manger dehors.
C’était sans compter sur leur gentillesse, ni une ni deux, ils débarrassent la table et nous font de la place pour que nous n’ayons pas à manger dans le froid ! Génial, repas chaud au chaud ! Bon, ensuite ça se gâte, douche froide, chien aboyant devant la tente, et tracteur avec la radio a fond. Nuit très bizarre mais la fatigue nous a fait bien dormir ! Au petit dej, nous nous faisons allumer par la proprio qui nous demande de payer un supplément pour l’utilisation de l’électricité dans le cuisine, à hauteur de 5€ par personne ! Parce que les gentils italiens n’ont pas nettoyé les traces de sauces tomates sur la plaque et ont dit que c’était nous… On est ravis ! Du coup on nettoie et on explique à la dame que nous ne paierons pas le supplément, que les italiens nous avaient autorisés … Réveil un peu chaotique, du coup, nous avons replié les tentes et rangé les affaires vite fait pour ne pas déranger plus !

Direction le bout du fjord et son ancien phare et sa jolie vue.ancien phare Mjoifjordur, Islande © Mjoifjordur, Islande © Mjoifjordur, Islande © img881Mjoifjordur, Islande ©

A suivre : Partie 7 : Le Sud

L’Islande // Partie 5 : Le lac Myvatn et ses environs

carte myvatn

La région de Myvatn…. Comment vous expliquer.. Je crois que c’est la région que j’ai préférée dans notre voyage. Nous sommes arrivés au lac au soleil couchant, les lumières étaient très belles, les reflets des petits îlots étaient proches de la perfection.
Par contre, loin d’être une perfection, nous avions loué des cottages au camping Hild à Reykjahlíð. Les cottages étaient en fait des abris de jardin avec deux lits, un drap housse une chaise, et basta. La serrure était cassée, on pouvait passer notre main au dessus de la porte tellement il y avait un jour énorme. Tout ceci pour la modique sommes de 140€ la nuit… 140€ pour dormir dans un abris jardin, se doucher dans un vestiaire froid avec un sèche cheveux qui ne marche pas, ça énerve un peu..
Heureusement, le petit déjeuner était bon et copieux.
Le lendemain, grand soleil, nous commençons par une balade de chutes d’eau, Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss.

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Dettifoss
est impressionnante, oui je sais je dis ça pour tout, mais c’est tellement vrai ! Je ne sais pas le débit qu’elle a mais cette quantité d’eau, c’est complètement fou !
Ah j’ai oublié de vous dire, je pense que les Bisounours vivent en Islande! Il y a des arc en ciel partout ! Dans les chutes d’eau, dans les flaques, dans le ciel, dans la mer, ils sont partout ! Je n’en ai jamais vu autant. Ce jour là nous avons eu le droit à un bel arc en ciel entier qui rayonnait au dessus de la chute.
Si vous longez le fleuve en suivant le chemin de randonnée, vous atteignez normalement Hafragilsfoss, notre balade a été avortée à cause du Bardabunga. La zone avait été placé comme à risque en cas d’éruption. Ça nous a valut un joli débat au sein du groupe entre « on s’en fou on continue » et « non c’est mort on fait demi tour ». Bon, au final on a pris un chemin alternatif qui menait on ne sait où, on avait l’impression, froid mise à part, d’être dans une région très aride, avec le sable noir, très peu de végétation, des morceaux de roches de part et d’autres, Lucky Luke aurait pu débarquer là sans problème (on a dit froid mis à part hein !). Nous sommes donc arrivé près du parking ! Un petit détour pour aller voir Sellfoss, qui était moins impressionnante, je pense qu’elle est plus belle vu de l’autre côté du fleuve, en passant par la route 864, et non 862 comme nous avions fait, note pour plus tard.

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En quittant la route 862 pour rejoindre Krafla, nous avons croisé les secours qui bloquaient la route.. On s’est arrêté, curieux touristes que nous sommes, pour avoir plus d’infos.. Le joli pompier nous a alors confirmer que c’était des mesures de sécurité suite au début d’éruption du Bardabunga, il nous a sorti un petit « It’s just started » digne d’une tirade de Bruce Willis !!
C’était un peu inquiétant, et cette fois pas inquiétant « Y’a un troll qui va débarquer », inquiétant « Oh punaise, quand même! ».
Bon en plus, nous on avait rien compris, on pensait qu’ils étaient entrain de bloquer la route 1, et là ça nous faisait vraiment un gros, gros changement de programme. Parce que la route 1 porte bien son nom, elle fait le tour de l’île et c’est la seule et l’unique !
Nous avons vite été rassuré par les alertes sms qui nous informaient que les aéroport internationaux et la route principale était toujours ouvert et pas impacté par l’éruption ! Fiouf, sauvés!

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Krafla, c’est un volcan mais aussi une caldeira d’une dizaine de kilomètre. Comme toute l’Islande, cette région a été formée par plusieurs tremblements de terre et diverses éruptions. Les coulées de lave sont visibles, les plus jeunes (de 1984) sont encore d’un noir profond, et les plus anciennes sont recouvertes de végétation. Cela crée un mélange de couleurs prodigieux.
Certaines zones sont encore fumantes à cause de la chaleur du sol, le souffre sort de terre en laissant une odeur d’œufs pourris ! Mais la fumée participe à la beauté du site, et lui offre encore d’autres couleurs, des oranges, des bleus et des rouges magnifiques !

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Après la balade sur Krafla et le tour du petit cratère Viti, nous avons été à Námafjall. Au pied de cette montagne orange se dresse un site hydrothermal, des sources d’eaux chaudes, des marres de boue, des fumerolles. Quelle ambiance particulière.. Nous ne sommes plus sur Terre..! Ça fume, ça pue, ça bouillonne, c’est d’une beauté rare. C’était la fin de journée et nous avions beaucoup marché, nous n’avons pas eu le courage de faire la rando pour aller au sommet de Namafjall, alors on l’ajoute à le liste des raisons pour lesquelles il faudra revenir…

Cette journée était sensationnelle, nous avons vu une immense variété de paysages en faisant très peu de kilomètre !

A suivre : Partie 6 : Les fjords de l’est

L’Islande // Partie 4 : Le nord de l’île

carte du nord

Nous continuons notre tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous laissons derrière nous les sublimes lumières des fjords du nord. Nous n’avons pas eu la chance de voir de macareux, ce n’était pas la saison.. Il faudra revenir !
De toute façon, il faudra revenir pour pouvoir faire la randonnée de Látrabjarg et faire un trek dans le Hornstandir !

Nous entamons maintenant la route 711 pour faire le tour de la péninsule de Vatnsnes, passer dire bonjour aux phoques qui se dorent la pilule, aller voir le rocher Hvítserkur, pique-niquer dans les forteresses de Borgarvirki, et encore et toujours, admirer la route…

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Après la péninsule, nous sommes allé à Hólar pour une petite rando. Hólar est un tout petit bled aujourd’hui, mais historiquement c’est une ville très importante pour l’Islande. En été, l’université se transforme en hôtel et office du tourisme, c’est assez improbable.
L’église est très belle, le clocher est complètement séparé du reste de l’église !
Nous sommes arrivé assez tardivement à Hólar, et avons perdu un temps fou à trouver le début de la rando ! Une fois sur le bon chemin, nous voilà parti direction Gvendarskal, et bien j’aime mieux vous dire que ça grimpe par là bas !
La lumière et la vue étaient magnifiques, nous avons eu droit à un sublime couché de soleil dans un calme impressionnant !
Sur beaucoup de chemin de randonnée nous avons trouvé des boites noires, avec une trousse en plastique contenant un carnet, des stylos et des cartes de visite. Des livres d’or de randonnée, c’est pas génial ça ?! J’adore le principe !! Je me demande comment les boites survivent aux hivers islandais..

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Ah ! Et les moutons ! Je ne vous ai pas encore parlé des moutons ! Ils sont partout ! C’est complètement fou, vous roulez depuis des heures, vous ne croisez que des maisons abandonnées, et là des moutons..! Mais il n’y a personne ! Pas de berger,rien !
Comment font ils pour récupérer leurs moutons ?! Parce que d’accord, ils y vont à cheval, et ils rapatrient le bétail avant l’hiver, mais comment font-ils pour savoir que c’est leur mouton ?!
Je n’ai pas rencontré de berger à qui poser la question ..
En tout cas ils sont bien drôles ces moutons ! Ils sont toujours par trois, ils ont peur du moindre bruit mais se mettent quand même au milieu de la route ! Le mieux c’est quand ils sautent par dessus les hautes herbes, ça c’est juste mythique !

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Nous avons pris la route après la rando, direction Akueyri. Je regrette d’avoir fait la route de nuit car elle avait l’air sublime. Nous étions entourés de montagne, dans un noir quasi total, c’était très étrange, limite effrayant, mais pas effrayant, « oh mon dieu on va mourir » plutôt effrayant « un troll va débarquer avec une ribambelle de luciole et on va être comme des cons ».. Oui je sais j’ai une imagination débordante, mais je vous assure que l’Islande est un peu magique hein, je comprends qu’ils croient aux trolls..!
Ce soir là, après la rando, la route et la journée, nous étions épuisés, nous voulions juste un hamburger bien gras au chaud et un vrai lit, au chaud aussi..
C’était sans compter les horaires et les prix exorbitant pratiqués à Akureyri..! Nous avons donc fini par manger un hot dog dans la voiture et aller monter nos tentes dans un froid saisissant..! Pour nous réconforter et nous motiver, les aurores boréales illuminaient le ciel.

Le lendemain, place aux chutes d’eau ! Allez savoir pourquoi, pendant tout le voyage nous avons appelé ça des fontaines !
Direction Godafoss, puis Aldeyjarfoss.
Pour Aldeyjarfoss nous avons fait une petite erreur de parcours, nous avons donc pu la voir de deux angles différents, des deux points de vue elle était belle et grandiose ! Les colonnes de basaltes, la pression de l’eau, la petite cavité dans laquelle elle tombe… C’était parfait.

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A suivre : Partie 5 : Le Lac Myvatn et ses environs

L’Islande // Partie 3 : Les fjords du Nord Ouest

carte fjords nord

Nous avons pas mal hésité à prendre le bateau pour rejoindre les Fjords du Nord Ouest. Après avoir évalué les distances plusieurs fois, nous avons préféré prendre la route 60 et rejoindre les falaises de Latrabjarg avec le bolide. La route est très belle, comme partout en Islande, en suivant les routes vous en prenez déjà pleins les mirettes.

maison triangulaire © église dans le nord ©

Si vous comptez aller en Islande, prévoyez du temps pour la route, vous vous arrêtez sans cesse « Oh une église », « Waouh! Vous avez vu la vue?! » « Oh! c’est quoi ce truc orange?! ».
Si vous avez déjà été en Islande, alors vous me comprenez…
Lors d’un de nos arrêts, nous sommes tombés sur un refuge, autour, la route, et rien d’autres. Des ouvriers étaient entrain de mettre des barrières de sécurité sur le côté de la route à flanc de falaise. Il y a eu débat au sein du groupe, est ce un abri de survie pour des randonneurs égarés? Est ce une cabine pour les ouvriers du chantier? Au vue des vivres et du livre d’or à l’intérieur, il y a de forte chance que ça soit un abri.
Ça faisait vraiment lunaire, je crois que je n’aurais pas été très surprise de voir un cosmonaute débarquer en sautant !

refuge dans les hauteurs des fjords © dans le refuge ©

Les bâtiments abandonnés ne sont pas rares en Islande, nous avons croisé un bon nombre de fermes, bergeries, ou maisons abandonnés. Je trouve ça tellement photogénique, surtout dans cette immensité de nature.
Ce jour là, nous avons croisé un bateau, le BA 64, au bout du fjord. On se demande vraiment comment il a fait pour arriver là..
Le soleil se couchait gentiment, ce qui nous a offert des couleurs magnifiques.

bateau abandonné © bateau abandonné detail © bateau abandonné allée © cabine bateau © cabine detail bateau abandonné © carcasse bateau © Latrabarg © on the road © Falaises de Latrabarg © couché de soleil Latrabarg ©

Après avoir camper au alentour de Látrabjarg, nous avons repris la route, destination Ísafjörður. La route est magnifique, chaque virage offre une nouvelle vue, je vais me répéter à chaque article je pense, mais les routes islandaises sont tellement belles.
Les fjords offrent la beauté de la mer et la force des montagnes pour créer une atmosphère majestueuse.

bateau abandonné © camion de pompier © Bildudalur ©Nous avons eu la chance de voir des aurores boréales !!!! Trois jours de suite. C’est tout simplement extraordinaire, c’est inexplicable..
Ça apparaît, ça virevolte, ça se dissipe, ça s’intensifie.. L’un de mes potes comparait ça à un rideau sur une fenêtre qui vole avec la brise du vent. C’est assez bien résumé.
Nous étions tous les quatre surexcités la première nuit..
Équipés comme pour aller en haute montagne, nous voilà au milieu de la route, à minuit, sans un bruit, a regarder le ciel. Puis « Ahhhh! Là il y en a une!! » et ça n’a pas arrêté pendant une heure !
La deuxième nuit a été la plus intense. Pour ma part je ne suis pas sortie de mon duvet, je les observais depuis le pas de ma tente, et je me levais lorsque les gars me disaient « Oh mais celle ci elle est trop belle!! ».
Ils ont de plus belles photos que les miennes, trépied, patience et courage, ça aide : )
Aurore Boréale © Aurore Boréale ©IMG_8920

A suivre : Partie 4 : Le Nord

 

L’Islande // Partie 2 : La péninsule Snaesfellnes

carte snaefellnes
Après notre journée sur Reykjavík, nous avons débuté notre road trip, direction la péninsule de Snaesfellnes.
Avant d’atteindre la péninsule, nous avons fait un petit détour par les chutes de Glymur, une belle rando de 3h que nous avons réussi à faire en 6 !
Avec une traversée de rivière glacée et piquante à la clé.
On pouvait faire un aller-retour, ou une boucle, mais on n’avait pas lu le résumé en entier, oh oui je vous entends d’ici, donc à la moitié de la rando on s’est rendu compte qu’il fallait traverser la rivière pour pouvoir faire la boucle. Je vous laisse imaginer la température de la rivière… Et toute la caillasse pointue et piquante que nos pieds ont dues affronter ! Alors qu’on avait tous nos claquettes à scratch (oui oui les trucs supers sexy, un indispensable en Islande!) dans le coffre !
Après avoir traversé la rivière et discuté avec les gens qui faisaient sécher leurs pieds (et oui parce qu’on avait pas pris les petites serviettes non plus), nous voilà repartis pour rejoindre le parking. Bon, c’était sans compter qu’on allait se paumer, parce qu’il ne faut pas faire confiance aux cairns (Ahaha! Rire machiavélique). On a réussi à s’en sortir après avoir traversé un bout de forêt (oui, nous avons réussi à trouver une forêt en Islande !), et descendu des pentes de rochers !

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Nous avons ensuite repris la route pour la péninsule. La découverte de l’Islande tant attendue commençait ! Les grandes étendues, les montagnes nues de toute végétation, l’Islande impressionnante et majestueuse.
La route a été ponctuée d’arrêts photos, et oui, 3 photographes dans la voiture et des paysages magnifiques, ça prend un peu plus de temps pour faire des kilomètres.

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Après notre premier arrêt bain chaud, nous faisons un détour à l’église de Búdir, perdue au milieu de nul part, avec pour seuls voisins, un hôtel, la mer, et un cimetière.
Le coucher de soleil dure des heures en Islande, à chaque virage vous avez droit à un nouveau coucher de soleil ! Chaque montagne en cache une partie, ou en révèle une autre.

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Sur la pointe de la péninsule, la route contourne le glacier Snæfellsjökull. Lorsque nous y étions, il était entouré de nuages menaçants, les rayons du soleil semblaient percer la glace. Le ciel s’est couvert très rapidement, pour laisser une étendue de nuages noirs surplomber la péninsule.
Björk passait à la radio et la musique prenait tout son sens, avec les champs de lave noir, brun et vert, le glacier omniprésent et imposant, j’avais l’impression de me diriger vers la fin du monde.
L’heure avançait, et toujours pas de camping en vue. Nous sommes arrivés à Hellissandur (à la pointe Nord de la péninsule) vers 22h, pas une lumière ni de cuisine dans le camping, et selon le guide, le seul restaurant du patelin fermait ses portes à 22h.
Sans trop d’espoir nous nous sommes rendu au ► Gamla Rif Café ◄ (Haarif 3, Hellissandur) en rêvant d’un plat chaud, il n’y avait plus un bruit dans la voiture… De la lumière !!! Nous avions quand même un doute qu’ils acceptent de nous servir vu l’heure..
Et bien si, la gentille patronne avec ses nattes et son tablier nous a très gentiment reçus, et en plus, c’était excellent ! Nous avons pris la soupe de légume, la soupe de poisson, ainsi que le poulet et sa sauce barbecue maison, un régal ! Nous ne pouvions pas espérer mieux !
Le ventre plein, nous n’avions plus qu’à planter la tente au milieu des rochers de lave, dans un froid affreux.

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Un arrêt à Stykkishólmur pour pic niquer au soleil, face à la mer, se promener dans le port et tenter désespérément de trouver un réchaud ! Et oui, 3 jours que nous sommes là, avec nos gamelles et nos nouilles chinoises, mais pas de réchaud, impossible d’en trouver ! Il y a des bonbonnes de gaz partout, mais l’embout du réchaud est nul part! Un conseil, achetez votre réchaud en France avant le départ, de marque primus de préférence, et vous trouverez sans difficulté les recharges en Islande. Au moins, pas de soucis une fois sur place pour faire vos repas si le camping n’est pas équipé d’une cuisine.

Nous avons ensuite repris la route 34, avec notre super bolide, au milieu des champs de lave, mais sous le soleil cette fois. C’est tout aussi irréel.. Nous sommes aller nous promener, c’est une sensation étrange, c’était comme marcher sur des éponges géantes. Nous nous sommes sentis tout petits…

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A suivre : Partie 3 : Les fjords du Nord Ouest